Glossaire catholiqueAbandon : L’abandon à Dieu n’est ni passivité, ni quiétisme, il se caractérise par une confiance absolue en son amour. Contempler le Christ pour vivre cette attitude d’abandon total en Dieu (Mt 26,42), il nous en révèle lui-même la substance (Jn 4, 34), son abandon total culmine sur la croix (Luc 23,46).
Abbatiale : Église principale d’une abbaye.
Abbaye : Couvent, monastère dirigé par un Abbé ou une Abbesse. Bâtiments de ce monastère.
Abbé : Dans l’Église catholique et orthodoxe, supérieur d’un monastère d’hommes érigé en abbaye. Titre donné à un prêtre séculier.
Abbesse : Dans les abbayes ou certains monastères de femmes, nom donné à la moniale élue Supérieure, par les membres de sa communauté.
Abside : Extrémité arrondie en hémicycle qui termine le choeur d’une église.
Absoute : Appelée désormais le «dernier adieu», cette dernière prière de la liturgie des défunts se déroule autour du cercueil avant le transfert du corps au cimetière. Cette prière commence par le mot «Libera me», c’est-à-dire: «délivre-moi», pour implorer le pardon des péchés du défunt, elle est suivie d’une aspersion d’eau bénite et d’un encensement du corps afin de l’honorer. «Notre corps est le temple du Saint Esprit» (I Co. 6; 19).
Abstinence : On entend par abstinence, la privation de viande qui est recommandée aux fidèles catholiques les vendredis qui sont inclus dans le temps du Carême (en souvenir de la Passion du Christ). La Conférence des évêques de France a précisé et étendu le sens de cette abstinence, en souvenir de la Passion du Christ, en souhaitant que les fidèles manifestent cet esprit de pénitence par des actes concrets, par exemple : en se privant de viande, d’alcool, ou de tabac… et en s’imposant une pratique plus intense de la prière et du partage avec les plus démunis.
Acathiste : Un «acathiste» est une hymne que l’on chante ou écoute debout. L’acathiste à la Mère de Dieu est le premier et le plus connu des acathistes. Cette hymne a été vraisemblablement composée au VIIème siècle pour remercier la Mère de Dieu de sa protection lors du siège de la ville de Constantinople en 626. Elle est chantée dans la liturgie orthodoxe aux matines du samedi de la cinquième semaine de Carême.
Accompagnement spirituel : C’est un service rendu à ceux qui demandent une présence, faite d’écoute et de conseil qui leur soit une aide pour mieux vivre et mieux découvrir leur chemin de baptisés. L’accompagnateur guide la personne à la recherche du sens de son existence. Il lui propose des repères qui lui permettent de comprendre et d’orienter sa vie.
Accomplissement : Les termes de plénitude, d’achèvement, de perfection évoquent l’accomplissement. L’accomplissement définitif sera celui de la fin des temps, avec la résurrection des morts. L’accomplissement des prophéties dans la personne du Christ est présenté dans l’Evangile comme le passage d’un ordre ancien,-celui de la Loi- à un ordre nouveau celui de l’amour.
Acédie : C’est un mal de l’âme qui s’exprime par l’ennui, le dégoût pour la prière, la pénitence, la lecture spirituelle. L’acédie peut être une épreuve habituellement passagère, mais peut être aussi un état de l’âme qui devient une véritable torpeur spirituelle et la replie sur elle-même. C’est alors une maladie spirituelle.
Acolytat : du grec akolouthos : suivant, serviteur. Ministère institué dont la nature est le service de la liturgie.
Acolyte : du grec akolouthos ; suivant, serviteur. Laïc dont la fonction est d’assister le prêtre et le diacre lors des célébrations liturgiques. (Voir ministères institués)
Acte de contrition : Prière exprimant un mouvement spirituel : regret d’avoir offensé Dieu et engagement à réparer la faute. Cette démarche est intégrée au sacrement de réconciliation.
Actes des Apôtres : Livre du Nouveau Testament écrit par Saint Luc utilisant des sources écrites, orales et parfois ses propres souvenirs. Le récit des Actes des Apôtres rapporte l’histoire des premières communautés chrétiennes et montre l’action de l’Esprit Saint à travers tous les obstacles humains. Il débute avec l’Ascension puis relate comment à partir de la Pentecôte, l’Eglise s’est développée. Ce n’est pas seulement un document historique, il constitue le maillon indispensable entre les évangiles et les premiers écrits apostoliques. Les Actes des Apôtres sont visiblement attentifs à l’espace géographique et humain où se répand la Parole de Dieu et c’est à la lumière de la foi qu’ils interprètent les récits qu’ils racontent.
Action catholique : Apostolat des laïcs organisé sous deux formes principales : l’Action catholique générale et l’Action catholique spécialisée par milieux sociaux. Les mouvements d’Action catholique pratiquent la relecture de vie à la lumière de l’Évangile selon une méthode qui peut se résumer ainsi « voir, juger, agir ».
Action de grâce : Attitude de reconnaissance envers Dieu : l’homme « comblé de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans le Christ » reconnaît de quel amour il est aimé de Dieu et l’en remercie. Depuis une vingtaine d’années, les chrétiens ont remis en honneur pour évoquer la messe, le mot « Eucharistie« , qui signifie action de grâce, louange et joie.
Ad gentes : Décret du Concile Vatican II (1965) qui traite de l’activité missionnaire de l’Eglise: «L’Eglise, envoyée par le Christ pour manifester et communique la charité de Dieu à tous les hommes et à toutes les nations, comprend qu’elle a à faire une œuvre missionnaire encore énorme».
Adam et Eve : Nom donné dans la tradition biblique, au premier couple (homme et femme) créé par Dieu. Adam, dont la racine hébraïque évoque la terre, signifie homme. Eve, en hébreu hawwah, signifie la vivante.
ADAP : Assemblées dominicales en l’absence de prêtre. C’est en réponse à l’appel de l’Eglise que la communauté chrétienne se réunit pour prier, accueillir et célébrer la Parole de Dieu et, éventuellement selon les directives de chaque diocèse, partager le pain eucharistique. Préparées avec le prêtre et animées par un diacre ou par des laïcs, ces célébrations suivent le déroulement de la messe, mais ne comprennent ni prière eucharistique, ni consécration.
Administrateur apostolique : Nommé par le pape pour un diocèse en attente de titulaire. Code de droit canonique, les Eglises particulières.
Administrateur diocésain : Prêtre choisi pour gérer temporairement un diocèse attendant une nomination d’évêque. Code de droit canonique: le siège vacant
Administrateur paroissial : Nommé par l’évêque, l’administrateur remplace le curé lorsque celui-ci est empêché d’exercer sa charge pastorale. Il est soumis aux mêmes devoirs et aux mêmes droits que le curé (Canon 540 § 1). Mais, alors que le curé est nommé pour une durée précise, l’administrateur ne jouit pas de stabilité; l’évêque peut pourvoir autrement à la situation.
Admission au ministère presbytéral : Le ministère presbytéral est l’ensemble des services et activités attachés à la fonction du prêtre. Pour être admis au ministère presbytéral le candidat, en fin de premier cycle de séminaire, doit exprimer son désir d’entrer dans un diocèse et écrire à son évêque sa motivation. Le conseil des formateurs du séminaire donne son avis à l’évêque sur les capacités du candidat. Son admission est exprimée lors d’une célébration au cours de laquelle l’évêque l’appelle à manifester son désir de poursuivre sa formation en vue du ministère presbytéral.
Adoptianisme : Hérésie des premiers siècles du christianisme qui consiste à voir dans le Christ, non pas Dieu fait homme, mais un homme adopté par Dieu. L’adoptianisme se veut un monothéisme pur mais rejette ou déforme des dogmes essentiels au christianisme. Les chrétiens affirment dans le Credo que «Jésus est né Dieu». L’union entre la nature humaine et la nature divine dans le Christ se fait de manière intrinsèque. Le concile d’Antioche en 268 a condamné l’adoptianisme.
Adoration : du latin ad orare : s’adresser à
Attitude de respect et d’amour du chrétien priant Dieu comme le Dieu Unique, Celui de qui tout dépend. L’adoration s’adresse exclusivement à Dieu. Elle est avant tout d’ordre spirituel (Jean 4:24).
Adoration du Saint Sacrement : Acte par lequel les fidèles vénèrent le Christ réellement présent dans l’hostie consacrée au cours la messe, qu’elle soit déposée dans le tabernacle ou exposée dans l’ostensoir. La contemplation, l’adoration devant le Saint Sacrement ne remplacent pas l’Eucharistie, elle en est le prolongement.
Agapè :Terme grec qui signifie « amour » ou « charité ». Il est utilisé dans le langage biblique pour se référer à l’amour de Dieu. La loi d’amour « agapè » dit : « Tu aimeras le seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur », et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». (Deutéronome 6 ; 5-6)
Agneau de Dieu : Dans l’ancienne Alliance, pour célébrer la Pâque, «l’agneau pascal» était immolé. Dans sa fidélité à la foi d’Israël, Jean-Baptiste comprendra que l’envoyé de Dieu, ce Fils sur lequel repose l’Esprit Saint, c’est bien l’Agneau de Dieu qui donnera sa vie pour libérer son peuple de l’esclavage du péché. La liturgie a gardé la phrase prononcé par Jean Baptiste, lors du baptême de Jésus: «Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui ôte les péchés du monde» (Jn 1,29), elle est dite au cours de la messe juste avant la communion, nous invitant à reconnaître ainsi la présence de celui qui s’offre à nous pour nous sauver.
Agneau Pascal : L’Agneau Pascal renvoie à la nuit de la libération d’Egypte. L’Agneau fut consommé par les Hébreux et son sang répandu sur le linteau des habitations a permis d’épargner la vie des premiers-nés d’Israël. La crucifixion de Jésus est apparue aux premiers chrétiens comme l’accomplissement de l’offrande de l’Agneau Pascal (Jn 19, 36) mort pour sauver les hommes.
Agnosticisme : Doctrine selon laquelle ce qui dépasse l’expérience ne peut être connu avec certitude par la raison ; il est donc impossible d’affirmer aussi bien l’existence que l’inexistence de Dieu.
Agonie : du grec : âgon, combat. Dernière lutte de l’organisme contre la mort. Dans l’Évangile ce mot est employé pour évoquer l’angoisse qui s’empare de Jésus à Gethsémani la nuit précédant sa mort. Au terme de ce combat intérieur, Jésus accepte de faire non pas sa volonté, mais celle de son Père.
Allégorie : Figure ou forme d’expression concrète qui permet de comprendre une réalité plus générale. Dans l’évangile, Jésus a souvent recours à une parabole, qui est un récit allégorique, pour faire comprendre ce qu’Il veut révéler à ses auditeurs. (Exemple les paraboles du Royaume, Matthieu chapitre 13, 1 à 52.)
Alléluia : Acclamation déjà employée par la liturgie juive et reprise dans toutes les liturgies chrétiennes comme expression de joie et de louange. Elle est particulièrement utilisée au Temps pascal et précède, dans la liturgie romaine, la proclamation de l’Evangile
Alliance : L’Alliance est le nom donné dans la Bible pour dire la relation personnelle de Dieu avec le peuple d’Israël. Elle est le fil conducteur entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Les écrits du Nouveau Testament montrent comment cette Alliance est réalisée pleinement en Jésus-Christ, médiateur de l’Alliance nouvelle. Elle est au coeur de la liturgie chrétienne, plus particulièrement dans l’eucharistie, mémorial du sacrifice du Christ « Sang de l’Alliance nouvelle et éternelle répandu pour la multitude ».
Almah : Mot hébreu qui indique soit une jeune fille, soit une jeune épousée; c’est ainsi qu’on nomme la Vierge, mère du Messie.
Alpha et Oméga : Première et dernière lettres dans l’alphabet grec. Appliquées à Dieu ou au Christ, elles signifient qu’ils sont principe et fin de toute chose. Dans le livre de l’Apocalypse 1, 8, Dieu se présente comme l’alpha et l’oméga, c’est-à-dire « il est, il était et il vient, le Tout Puissant ». Au chapitre 22, 13 de ce même livre, Jésus est présenté comme « le Premier et le Dernier ». Ces deux lettres « A.Ω. » sont écrites sur le cierge pascal.
Ambon : Podium ou pupitre surélevé, placé à l’entrée du choeur d’une église. De l’ambon est proclamée la Parole de Dieu. Il est aussi utilisé pour la prédication.
Âme : du latin anima ; souffle, vie. L’âme est le principe de vie et de pensée de l’homme. Dans l’Ecriture Sainte le terme âme désigne la vie humaine mais aussi ce qu’il y a de plus intime en l’homme (Mt 26,38) et de plus grand et de plus profond en lui (Mt 10, 28). Créée à l’image de Dieu, la personne humaine est un être à la fois corporel et spirituel. Elément spirituel de l’être, l’âme est immortelle.
Amen : Ce mot hébreu se rattache à une racine qui signifie : solidité, fermeté. Il était largement utilisé dans le culte juif, non seulement au sens d’un souhait: « Ainsi soit-il », mais beaucoup plus comme une affirmation: « C’est vrai, d’accord! ». Jésus l’emploie souvent dans l’Evangile, parfois en le redoublant pour accentuer la solennité de l’affirmation : Amen, amen; « En vérité ». La tradition chrétienne a gardé le mot pour exprimer la pleine adhésion de foi.
Amict : Rectangle de toile fine que le prêtre catholique passe autour du cou avant de revêtir son aube. L’amict a joué dans la tradition catholique le rôle symbolique de bouclier contre le mal, protégeant le célébrant des pouvoirs du malin.
Amour de Dieu : Dieu est source de l’amour. Il nous a manifesté cet amour en donnant son Fils unique pour que nous vivions par lui. Jésus Christ, par sa vie et son enseignement nous révèle pleinement l’amour de son Père et nous invite à pratiquer cet amour entre nous et sans limite. L’amour que Dieu nous donne suscite nécessairement notre propre amour pour Lui. Dieu nous a donné ses commandements : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, de tout ton esprit et ton prochain comme toi-même. » (Mt 22, 37-39). Ces deux commandements sont promesse de vie (Luc 10, 27-28). Pour le chrétien, aimer Dieu c’est observer ses commandements, mettre en pratique sa Parole, entrer dans son projet d’amour pour le monde, c’est-à-dire l’aimer en vérité. (I Jn 3, 18).
Amour de dilection : Amour préférentiel par lequel l’esprit s’attache à Dieu et se complaît en Lui. Cet amour par lequel l’homme préfère Dieu à tout le reste n’est pas encore la charité, il est la dilection naturelle que la charité viendra parfaire et accomplir.
Amour des ennemis : C’est l’enseignement le plus puissant des Saintes Ecritures au sujet de la signification de l’amour. Jésus dit: «Vous avez appris qu’il a été dit: Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi». Et moi je vous dis: «Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent» (Mt 5, 43-44). Il dépasse la loi de la violence par l’appel à l’amour en précisant «Aimez vos ennemis». Jésus ne met pas en opposition les lois de l’Ancien Testament ou les Commandements du Nouveau Testament, mais la façon dont les religieux de l’Ancien Testament interprétaient et utilisaient les Ecritures.
Ampoule : Vase d’étain ou d’argent destiné à contenir les saintes huiles (saint chrême, huile des catéchumènes, huiles des malades).
Anachorète : ou ermite. Personne, le plus souvent un moine, qui a fait le choix de vivre dans la solitude, la prière et les renoncements. A l’image du Christ qui s’est souvent retiré dans le désert pour prier, l’anachorète recherche la solitude et le silence pour trouver les conditions favorables pour rencontrer Dieu. Il partage sa vie entre la prière, la méditation et le travail. L’anachorète se différencie du cénobite, moine qui vit au sein d’une communauté.
Anagogie : du grec anagô : conduire en haut. Niveau interprétatif des Ecritures par lequel on s’élève du sens littéral au sens spirituel. Elévation de l’âme dans la contemplation des choses divines.
Analogie : du grec analogia, proportion. Lien de ressemblance, similitude entre deux ou plusieurs concepts différents.
Anamnèse : du grec : faire mémoire. Prière qui, dans la célébration de l’eucharistie (= la messe), suit les paroles de la consécration. Après avoir élevé l’hostie et le calice, le célébrant dit: « II est grand le mystère de la foi » (ou une formule voisine), invitant ainsi l’assemblée à faire mémoire de la Passion, de la Résurrection et de l’Ascension du Seigneur.
Anaphore : Terme caractérisant la partie centrale dans la liturgie orthodoxe. Prière eucharistique au cours de laquelle s’accomplit le mystère sacré et qui correspond au Canon de la messe dans la liturgie catholique. C’est également, une figure de style caractérisée par la répétition d’un même mot au début d’un ensemble de phrases qui se suivent, de groupe de mots et qui permet d’insister sur une idée. Elle est synonyme de répétition.
Ange gardien : Esprit pur créé par Dieu, qui nous est spécialement attaché pour veiller sur nous en permanence et nous protéger du mal. « La présence invisible de ces esprits bienheureux nous est une grande aide, et d’un grand réconfort : ils marchent à côté de nous, ils nous protègent, en toute circonstance, ils nous défendent dans les dangers, et nous pouvons avoir recours à eux à tout moment. » (Benoît XVI)
Angélus : Prière en trois versets, en référence avec le récit évangélique de l’Annonciation dont les premiers mots sont : « l’Ange du Seigneur annonce à Marie… ». Un « Je vous salue Marie » suit chaque verset et une oraison conclut cette prière. L’Angélus se récite trois fois par jour, le matin, à midi et le soir.
Anges : du grec angelos : envoyé, messager. Etre spirituel intermédiaire entre Dieu et l’homme. Ils louent Dieu dans le ciel et sont chargés de mission auprès des hommes. Fondamentalement, les anges rappellent aux chrétiens que le Dieu transcendant et inaccessible a voulu communiquer avec les hommes. Ils signifient que cette communication est le don gratuit d’une vie au-delà des capacités humaines.
Animateurs en Pastorale : Les animateurs en pastorale sont des laïcs hommes et femmes, des religieux et religieuses qui s’engagent dans une mission de l’Eglise. Ils reçoivent de l’évêque une lettre de mission leur précisant auprès de qui ils sont envoyés, (milieu paroissial, scolaire, hospitalier etc.), les partenaires avec lesquels ils travailleront et la personne nommée pour évaluer, avec eux, la mission. Cette responsabilité, est donnée pour une durée déterminée et renouvelable.
Année pastorale : Catégorie recouvrant l’ensemble d’une année liturgique et des activités apostoliques et pastorales pour un diocèse.
Annonciation : Message de l’archange Gabriel à Marie pour lui annoncer qu’elle a été choisie par Dieu pour être la mère de son Fils Jésus. Le 25 mars, l’Eglise célèbre cet évènement qui inaugure l’accomplissement des promesses. Dans sa confiance absolue en Dieu, Marie accepte le projet divin (Luc 1,38).
Anthropologie chrétienne : du grec antropos, homme et logia, science, étude. L’anthropologie est l’étude de tout ce qui concerne l’homme et son environnement. En perspective chrétienne elle prend en compte la dimension transcendantale en tout homme ainsi que la dignité de la personne humaine en raison même de son origine: crée à l’image de Dieu. C’est donc une partie de la théologie. La doctrine sociale de l’Église met la personne humaine au centre de tout son message.
Antichrist : Expression caractérisant ceux ou celui qui s’oppose directement au Christ, à son message et à sa personne.
Antienne : du grec antiphônos : qui répond. Texte bref chanté ou lu avant ou après un psaume.
Antonomase : Figure de rhétorique qui consiste à remplacer un nom propre par un nom commun ou une périphrase.
Apocalypse : du grec apokalypsis : révélation. Dernier livre du Nouveau Testament et donc de la Bible, cet ouvrage écrit par saint Jean est riche en visions symboliques, prophétiques et eschatologiques. Il a joué un rôle important dans la résistance spirituelle et l’espérance des premières communautés chrétiennes en temps de persécution.
Apocrisiaire : du grec apocrisis : réponse. Désigne dans l’Empire byzantin soit un ambassadeur impérial soit un messager ou un représentant d’une autorité ecclésiastique. Quelques personnages ecclésiastiques célèbres ont exercé cette fonction, tel le Pape Grégoire le Grand qui avant son pontificat représenta l’Eglise de Rome à la cour de Constantinople vers 578-586.
Apocryphes : Ecrits religieux d’origine juive ou chrétienne, proche des récits des Evangiles et fourmillant souvent de détails dont l’authenticité douteuse n’a pas été confirmée. Ils ne figurent donc pas dans le Canon des Ecritures.
Apologétique : L’apologétique chrétienne est la partie de la théologie qui a pour but d’analyser méthodiquement tout ce qui touche à la crédibilité de la foi chrétienne de façon à proposer les arguments qui prouvent qu’il est raisonnable de croire à la Révélation divine, fondement de la foi chrétienne.
Apologie : Discours ou écrit destiné à convaincre de la justesse de quelque chose, à assurer la défense de quelqu’un, de quelque chose.
Apophase : du grec apophasia, négatif. Terme de rhétorique : dénégation, réfutation. La théologie apophatique ou théologie négative privilégie l’approche de Dieu à partir de ce qu’il n’est pas. Cette théologie découle du néo-platonisme. Le plus connu des théologiens de cette sensibilité est Maître Eckhart. Par opposition la cataphasie est l’approche de Dieu qui procède par l’affirmation.
Apostasie : Au sens juridique pour l’Église catholique c’est la renonciation publique totale et volontaire à la foi chrétienne par une personne baptisée.
Apostolat : du mot grec : apostolos, signifiant envoyé, chargé de mission. L’apostolat au sens chrétien du terme, est l’activité qui se déploie pour la diffusion de l’Evangile. Chaque chrétien, en ce qui le concerne, et tous ensemble, participent à la mission d’évangélisation de l’Eglise.
Apostolique : Ce qui concerne les Apôtres et relève de leur mission. Ce terme peut donc être appliqué à l’ensemble de la mission de l’Eglise et, plus spécifiquement, au ministère des évêques, successeurs des apôtres.
Apôtre : du grec apostolos : envoyé, chargé de mission. Dans la primitive Eglise, membre de la communauté chargé de l’annonce de l’Evangile. L’Evangile de Luc donne le nom d’Apôtres aux Douze choisis par Jésus et chargés par lui d’annoncer l’Evangile au monde entier. Ce chiffre de douze, correspondait au nombre des tribus d’Israël et symbolisait le peuple de la nouvelle Alliance. Jésus a appelé à sa suite, Pierre, André, Jacques dit le Majeur, Jean, Philippe, Barthélémy, Thomas, Matthieu, Jacques, Jude appelé aussi Thadée, Simon surnommé le Zélote et Judas l’Iscariote.
Appel : Inviter à venir ou à agir, attrait, aspiration, sollicitation. L’histoire du salut se déroule au rythme des appels que Dieu adresse à ceux qu’il charge de transmettre sa Parole: Abraham, Samuel, Jérémie, Paul. Son appel est une invitation à répondre librement à son amour. (Rm 8, 28). Le mot « vocation » vient du latin « vocare » qui signifie : appeler.
Arc-boutant : Support extérieur en forme d’arc pour soutenir un mur contre la poussée des voûtes.
Archevéché : Territoire sous la juridiction d’un Archevêque. Lieu où réside l’Archevêque.
Archevêque : Evêque placé à la tête d’une province ecclésiastique et qui a plusieurs évêques pour suffragants.
Archidiaconé : Subdivision d’un diocèse placé sous l’autorité d’un archidiacre.
Archidiacre : Ecclésiastique qui a reçu de l’évêque la charge d’administrer une partie du diocèse. Aujourd’hui, cette fonction est exercée par les vicaires généraux.
Archimandrite : du grec archos: guide. Supérieur de monastère dans les Églises Orientales. Dans la tradition orthodoxe russe, ce titre est souvent honorifique.
Archiprêtre : Titre attribué au curé du clergé de l’église principale d’une ville ou d’un ensemble de paroisses.
Archistratège : Titre attribué à l’archange Saint Michel, chef des armées célestes, dont le nom en Hébreu signifie « Qui est comme Dieu ».
Arianisme : Doctrine professée par Arius et ses disciples qui est fondée sur la négation de la divinité de Jésus. L’arianisme niait la consubstantialité, c’est-à-dire, l’égalité de substance du Fils avec le Père et considérait Jésus le Fils de Dieu comme une nature inférieure, subordonnée. Cette hérésie, qui touche un point essentiel de la foi chrétienne: « la divinité de Jésus», a été condamnée par le concile de Nicée en 325.
Ascension : du latin ascendere ; monter, s’élever. « L’Ascension du Seigneur », célèbre l’entrée du Christ dans la gloire de Dieu, c’est-à-dire la fin de sa présence visible sur terre ; elle préfigure notre vie dans l’Eternité. Son départ symbolise un nouveau mode de présence, à la fois tout intérieure, universelle et hors du temps, car le Christ reste présent dans les sacrements et tout particulièrement celui de l’Eucharistie. Croire que le Christ ressuscité est entré dans la gloire est un acte de foi.
Ascèse : (du grec askêsis, exercice, effort). Tout effort pour se perfectionner dans les domaines physiques, moraux, intellectuels, spirituels. Au sens chrétien et quelle que soient les formes qu’elle revêt, l’ascèse reste toujours un moyen de conversion qui permet de mieux répondre aux premier et second commandements que Dieu nous donne « Tu aimeras… » (Mt 22, 32-39)
Assemblée : C’est le peuple convoqué pour l’action liturgique. C’est le sens du mot "église" (du grec ekklèsia = assemblée). Le mot "assemblée" désigne aussi diverses réunions : assemblée d’évêques, de cardinaux, assemblée paroissiale, etc…
Assemblée plénière : Organe ordinaire d’expression de la Conférence des évêques de France et de son activité collective. Elle a pouvoir de légiférer et tous les organismes qu’elle institue sont responsables devant elle. Elle se tient deux fois par an, habituellement en octobre-novembre et avril, à Lourdes. Lors de l’assemblée d’automne, les évêques des territoires d’outre-mer ainsi que les délégués des supérieurs majeurs des religieux y participent avec voix consultative.
Assomption : Elévation de la Sainte Vierge au ciel après sa mort (la dormition et l’assomption de la Vierge). L’Église célèbre cette fête le 15 août.
Athée : Personne qui n’a pas de croyance religieuse, qui adhère à un système selon lequel la non existence de Dieu est une affirmation faisant appel à l’expérience et / ou à la raison.
Athéisme : Doctrine ou attitude qui nient l’existence de Dieu. Dans la culture occidentale moderne et contemporaine, ce mot désigne le rejet total de l’existence même d’un Dieu.
Attributs des apôtres : Ce sont des caractéristiques figuratives qui permettent d’identifier les Apôtres. Ils sont la marque de leur dignité, ou l’instrument de leur martyre. Saint Pierre, la clef marque sa primauté. Saint Jean, un calice dans ses mains. Saint André, la croix en « X » qui servit à son supplice. Saint Paul, le glaive. Saint Matthieu, la hache ou une bourse (il était collecteur d’impôts). Saint Jacques le Majeur, la coquille et le bâton du pèlerin. Saint Barthélemy, le coutelas qui servit au supplice. Saint Jacques le Mineur, la massue. Saint Philippe, un long bâton dont le bout se termine en croix. Saint Simon, une scie. Saint Jude, une massue (ou une hallebarde). Saint Matthias, hache ou épée.
Attrition : Terme théologique ancien et rarement employé aujourd’hui. L’attrition désigne le regret d’avoir offensé Dieu, elle est fondée non sur l’amour de Dieu mais sur des motifs d’ordre psychologique ou moral tel que la honte ou la crainte du châtiment. L’attrition peut être une étape sur le chemin du repentir, c’est-à-dire de la contrition qui est retournement du cœur de l’homme vers Dieu et qui trouve son aboutissement dans le sacrement de la réconciliation.
Aube : du latin alba : dérivé de albus, blanc. L’aube liturgique est une tunique de toile blanche pourvue de manches étroites, et serrée ou non à la taille par un cordon. Elle est portée sous la chasuble, la chape ou la dalmatique, pour célébrer la messe ou lors d’autres cérémonies. Aujourd’hui elle est souvent remplacée par une aube beaucoup plus ample, vêtement rappelant la coule des moines.
Audience Générale : Accueil par le pape des pèlerins qui se rendent à Rome. Les audiences ont lieu habituellement le mercredi. Cette coutume fut instaurée par Pie IX.
Aumône : Don fait à plus nécessiteux que soi. Dans l’Ancien Testament, l’acte de donner y est régi par des lois (la dîme annuelle pour les pauvres ; le glanage droit pour les indigents ) Le Nouveau Testament donnera une dimension nouvelle : c’est l’amour des autres et non pas l’obéissance à la loi qui doit la motiver.
Aumônerie : Service d’Église qui assure une présence chrétienne dans un ensemble pastoral précis : Lycées, Hôpitaux, Action Catholique, Prisons…
Autel : Dans la Bible, table de pierre dressée pour rappeler une intervention divine. Des sacrifices y étaient parfois offerts (animaux, libations). Dans l’Église catholique, l’autel est l’endroit le plus sacré de l’église, où l’on célèbre l’Eucharistie ; il a généralement la forme d’une table.
Autorité de Jésus : L’autorité de Jésus vient de Celui qui en est la source (Mt 28, 18). Jésus est réellement l’Envoyé de Dieu, le Messie (Jn 14 ; 10-11). Son autorité réside dans la cohérence entre ce qu’il dit et ce qu’il fait, cette cohérence s’accomplira pleinement sur la Croix par le don de soi total et son amour poussé jusqu’au sacrifice (Mc 10,45). Son autorité n’est pas un pouvoir, ni une aliénation, elle est une puissance d’amour créatrice qui se manifestait dans son enseignement et dans sa Parole qui guérissait et libérait (Mc 1, 22). Quand Jésus parle, il fait exister « Je suis venu pour qu’ils aient la vie… » (Jn 10, 10)
Avent : Temps liturgique précédant la fête de Noël. Quatre dimanches de l’Avent. Ce temps de préparation à la célébration de la naissance de Jésus est marqué par la symbolique de l’attente et du désir. Une tradition de l’Avent utilise la symbolique des bougies au long des quatre dimanches. Premier dimanche la bougie symbolise le pardon à Adam et Eve, Deuxième dimanche la bougie symbolise la foi des Patriarches, en la Terre Promise. Troisième dimanche la bougie symbolise la joie de David, célébrant l’Alliance avec Dieu. Quatrième dimanche la bougie symbolise l’enseignement des Prophètes, annonçant un règne de paix et de justice. Avent : début de l’année liturgique.
Baldaquin : Sorte de dais, supporté par des colonnes, surmontant le maître autel ou le trône épiscopal.
Baptême : Rite par lequel est réalisé l’adhésion au Christ. Il fait entrer le baptisé dans le mystère de Pâques » mort et résurrection de Jésus-Christ « . C’est en Lui que tout baptisé dans l’eau et dans l’Esprit est immergé pour renaître à la vie nouvelle. Ce rite fait entrer le nouveau baptisé dans la communauté de l’Église.
Baptême de sang : Baptême effectif accordé aux croyants non baptisés qui meurent en martyr pour leur Foi.
Baptistère : Petit édifice circulaire ou polygonal situé hors de l’église, réservé à la célébration du baptême par immersion. Aujourd’hui, dans la plupart des églises, le baptistère est la chapelle où se trouvent les fonts baptismaux. Une cuve plus ou moins grande, en marbre, en pierre ou en métal est destinée à recevoir l’eau du baptême par aspersion, geste que fait le prêtre en versant l’eau baptismale sur la tête du baptisé.
Barlon : Qui a la forme d’un rectangle. On appelle "voûte barlongue" une voûte qui forme, à chaque travée, un rectangle dont le côté le plus long est perpendiculaire à la nef.
Barrette : Bonnet rigide quadrangulaire porté par les ecclésiastiques. Elle est de la même couleur que le costume ecclésiastique, c’est-à-dire noire pour le prêtre, violette pour l’évêque et rouge pour le cardinal.
Basilique : Nom donné dans l’antiquité aux églises qui, à la différence des simples maisons transformées en lieux de culte, étaient construites sur le plan des basiliques civiles de l’Empire romain : un rectangle terminé par une ou plusieurs absides. Titre conféré par le pape à certains sanctuaires (ex. Montmartre, Lisieux).
Béatification : Acte de l’autorité pontificale par lequel une personne défunte est mise au rang des bienheureux. (La béatification est un préliminaire à la canonisation).
Benedicite : mot latin qui signifie : bénissez. Prière qui se dit ou se chante avant le repas.
Bénédiction : du latin benedicere, bénir. Courte prière, souvent accompagnée d’un geste, ordinairement un signe de croix, par laquelle on invoque Dieu Père, Fils et Saint Esprit. La bénédiction se fait toujours au nom de Dieu. Au cours des célébrations telles que l’ordination, le baptême, le mariage ou encore la fin d’un office, la bénédiction, qui est à la fois parole et don, consiste à invoquer la bienveillance divine sur une personne ou une assemblée.
Bénédiction urbi et orbi : Bénédiction solennelle prononcée par le pape, de la loggia ou du balcon de la basilique Saint Pierre, les jours de Pâques, de Noël et en de rares occasions. Cette bénédiction comporte une indulgence plénière. Elle tire son nom d’une expression qui signifie « pour la ville et pour le monde » symbolisant le fait que le pape s’exprime à la fois en tant qu’évêque de Rome et pasteur universel s’adressant aux catholiques du monde. Voir aussi Urbi et orbi.
Bénignité : Qualité qui désigne la douceur et la bienveillance du chrétien. La bénignité est un des fruits de l’Esprit. (Ga 5, 22-23).
Bénir : du latin benedicere : dire du bien. Bénir c’est appeler le bonheur sur quelqu’un, encore que nous ne soyons jamais la source de la bénédiction. Bénir Dieu c’est le louer, le révérer et rendre grâce pour ce qui est toujours et cela quelles que soient les apparences, un don du Créateur.
Béthanie : Lieu où habitaient Lazare, Marthe et Marie, amis de Jésus. L’Évangile de Jean y situe la résurrection de Lazare.
Bible : Appelée aussi Ecriture sainte. Elle est la révélation du dessein de Dieu pour l’humanité. Son contenu a un caractère historique, une forme souvent poétique et une dimension prophétique. Composée sur plusieurs siècles, l’ensemble de ses sources se répartit entre l’Ancien et le Nouveau Testament, avant et depuis Jésus-Christ.
Bienheureux : Personne dont l’Église catholique reconnaît, par la béatification, la perfection chrétienne en autorisant qu’on lui rende un culte local.
Blasphème : du grec blapein, « léser, nuire » et pheme « réputation ». Le blasphème consiste à proférer contre Dieu, intérieurement ou extérieurement, des paroles de haine, de reproche, de défi, à dire du mal de Dieu, à manquer de respect envers Lui dans ses propos, à abuser du nom de Dieu pour couvrir des pratiques criminelles, réduire des peuples en servitude, torturer ou mettre à mort. Le blasphème s’oppose directement au deuxième commandement (CEC 2148). Son interdiction s’étend aux paroles contre l’Église du Christ, les saints, les choses sacrées. Le blasphème est en soi un péché grave (CIC, canon. 1369). Le blasphème contre le Saint Esprit est le refus délibéré d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir (CEC 1864).
Bonté : Qualité morale qui porte à faire le bien, à être bon pour les autres.
Bréviaire : Livre de prières appelé aussi Liturgie des Heures, par lesquelles l’Église loue Dieu et intercède pour toutes les intentions du monde aux différents moments de la journée. A la demande du concile Vatican II, le pape Paul VI a réformé le bréviaire. Cette nouvelle présentation porte le titre de : « Prière du temps présent« . Elle permet aussi bien la récitation privée que communautaire. Il existe des adaptations de la liturgie des heures pour les laïcs (Bréviaire des fidèles, Nouveau bréviaire des laïcs, Les heures du jour…).
Buisson ardent : Lieu de la manifestation de Yahvé à Moïse. Celui qui va recevoir de l’Eternel la mission de délivrer les hébreux de l’esclavage des égyptiens voit la présence divine se concrétiser grâce à ce buisson qui brûle sans se consumer.
Bulle papale : Lettre solennelle du pape. Elle est scellée soit d’une boule de métal (origine du mot), soit d’un cachet de cire. Les constitutions apostoliques (équivalent d’une loi) se présentent souvent sous forme de bulles.
Calice : Coupe contenant le vin consacré lors de la célébration Eucharistique.
Calomnie : Paroles ou propos contraires à la charité, à la vérité, qui nuisent et portent atteinte à la réputation à laquelle tout homme a droit. La calomnie donne occasion à de faux jugements à l’égard du prochain. C’est un péché ; l’obligation de réparer le tort causé s’impose.
Calotte : Petite coiffure, violette pour les évêques, rouge pour les cardinaux et blanche pour le Pape qui couvre le sommet du crâne.
Calvaire : Mot d’origine latine qui signifie : « crâne » correspondant à l’araméen « Golgotha ». C’est le nom de la colline située à l’extérieur de la ville de Jérusalem où l’on exécutait les condamnés à mort et sur laquelle le Christ fut crucifié (Marc 15,22). Ce mot est aussi employé pour désigner des épreuves particulièrement douloureuses, on dit alors « vivre un calvaire ».
Camerlingue : Cardinal particulièrement chargé par le Pape de l’administration des biens temporels du Saint Siège. Il préside la chambre apostolique et gouverne quand le Saint Siège est vacant.
Cana : Petit village situé au Nord de Nazareth. Dans ce village, Jésus fut invité à des noces avec Marie sa mère. C’est là qu’il accomplit son premier miracle; il changea l’eau en vin (Jn 2, 1-11). Ainsi se manifesta la divinité du Christ.
Canon : du grec kânôn : règle, norme. Ensemble des lois ecclésiastiques concernant la foi ou la discipline religieuse. Ces textes juridiques font obligation aux chrétiens d’adhérer, dans la foi, aux vérités proposées par le Magistère de l’Eglise.
Canon de la messe : Partie de la prière allant de la Préface au Notre Père. (Prière eucharistique et anaphore ont la même signification.)
Canon des écritures : Ensemble des livres saints écrits sous l’inspiration de l’Esprit Saint et reconnus par l’Eglise.
Canoniser : Mettre au nombre des saints suivant les règles et avec les cérémonies prescrites par l’Eglise. La canonisation est prononcée par le pape.
Cantique : du latin canticum, chant. Dans la liturgie des Heures, on appelle cantique les chants bibliques qui ne sont pas des Psaumes. Le cantique est aussi un chant religieux populaire qui peut avoir sa place, en langue courante, dans toute action liturgique.
Cardinal : A l’origine, les cardinaux dans l’Église de Rome assumaient la responsabilité d’une paroisse (appelée titubura) et servaient, en quelque sorte, de pivot (du latin, cardo, cardinis = gond) à la vie de la communauté. Les cardinaux sont les premiers collaborateurs du pape. Depuis le XIIe siècle, certains sont choisis hors de Rome. C’est le cas de la majorité d’entre eux aujourd’hui, même s’ils sont tous rattachés à une église paroissiale de Rome.
Carême : du latin quadragesima [dies] « le quarantième [jour] » avant Pâques, quarante, ce temps durant quarante jours. Le Carême est un temps de pénitence et de conversion, qui s’ouvre avec le mercredi des Cendres et culmine dans la semaine qui précède Pâques, la semaine sainte. Celle-ci commence avec le dimanche des Rameaux (célébration de l’entrée solennelle du Christ à Jérusalem) et inclut le jeudi saint (célébration de l’institution de l’eucharistie par le Christ), le vendredi saint (célébration de la Passion du Christ et de sa mort sur la croix) et s’achève avec la veillée pascale, pendant la nuit du samedi saint au dimanche de Pâques (jour par excellence du baptême et de l’eucharistie).
Carmel : Monastère dans lequel vivent des religieux « les carmes », des religieuses « les carmélites ». Parmi les grandes figures du Carmel, on note : Saint Jean de la Croix, Sainte Thérèse d ‘Avila, Sainte Thérèse de Lisieux.
Cartusiens : du mot Cartusia, nom primitif de la Chartreuse. Désigne ce qui se rapporte à l’Ordre des Chartreux. Les Chartreux ont gardé des traditions liturgiques qui remontent au XII° siècle. Le rite cartusien est dépouillé et d’une grande pureté.
Casuel : Offrandes faites à l’occasion des baptêmes, mariages et sépultures. C’est avec le denier de l’Église, les quêtes et les offrandes de messes l’une des ressources d’un diocèse.
Casuiste : Théologien spécialiste de la casuistique.
Casuistique : du latin casus qui signifie : un événement fortuit, imprévu. Partie de la théologie morale qui étudie et s’applique à résoudre les cas de conscience
Catéchèse : Processus de formation de l’Église au service de la croissance de la foi des personnes qu’elle accompagne.
Catéchisme de l’Eglise catholique : Un synode des évêques convoqué par le pape Jean Paul II pour réfléchir sur les conséquences du Concile demanda que soit rédigé un catéchisme de toute la doctrine catholique tant sur la foi que sur la morale, qui serait comme un texte de référence pour les catéchismes qui sont composés dans les divers pays. (Voir compendium)
Catéchiste : En langage habituel, personne qui éduque et instruit les enfants à la connaissance de la Révélation et de la Foi chrétienne.
Catéchuménat : Situation des jeunes et des adultes qui se préparent au baptême. Temps et organisation de cette préparation appelée « Initiation chrétienne« .
Catéchumène : Adulte demandant le baptême.
Cathédrale : C’est l’église principale d’un diocèse où se trouve le siège de l’évêque du lieu, symbole de son autorité et de sa mission apostolique.
Cathèdre : du latin cathedra : chaise, siège. Siège de l’évêque dans sa cathédrale d’où il préside les cérémonies. C’est le signe de son autorité épiscopale.
Catholicisme : du grec katholikos : qui signifie totalité et universalité. Ensemble des fidèles, des institutions, des dogmes de l’Eglise catholique romaine. Les chrétiens catholiques reconnaissent l’autorité spirituelle et juridictionnelle du pape, évêque de Rome, et successeur de Saint Pierre.
Catholique : du grec katholicos : ouvert à tous, universel. Aujourd’hui, les catholiques se distinguent des orthodoxes, protestants et anglicans par leur attachement à la succession apostolique (évêques, successeurs des apôtres et unis au pape) et par d’autres points doctrinaux concernant l’Eglise et certains aspects de la foi comme les sacrements ou la place de la Vierge Marie.
CECEF : Le Conseil d’Eglises chrétiennes en France (CECEF) fondé en décembre 1987 est un organe de concertation entre les Églises orthodoxes, protestantes, catholique et arménienne apostolique ; la Communion anglicane y dispose d’un observateur permanent.
Célébration : Action de ceux qui se sont rassemblés pour une occasion festive. Dans le langage liturgique, la célébration désigne une action liturgique, notamment la messe (célébration eucharistique).
Célibat consacré : Le Seigneur appelle certains à renoncer au mariage, en raison du don total de leur vie à Dieu aimé plus que tout. Tel est le sens du célibat consacré de laïcs, des religieuses et des religieux, et que l’Église latine demande aux prêtres. Par ce célibat consacré, ils annoncent le Royaume à venir.
Cénacle : Salle où Jésus Christ s’est réuni avec ses disciples quand il a célébré la dernière Cène (Eucharistie).
Cendres : Symbole de pénitence dans le rite de l’imposition des cendres, le mercredi des cendres (premier mercredi du carême). Il nous rappelle notre condition humaine : sur cette terre nous ne sommes que de passage et il exprime que nous sommes pécheurs, appelés à nous convertir. En traçant une croix sur le front du chrétien, le prêtre dit : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. » (Marc 1, 15). Les cendres que l’on utilise pour la célébration sont faites en brûlant les rameaux bénis au dimanche des rameaux de l’année précédente. Le feu qui brûle le rameau évoque le feu de l’amour qui doit réduire en cendre tout ce qui est péché.
Cène : du latin, cena : repas du soir. Dernier repas de Jésus Christ avec ses apôtres la veille de sa mort, au cours duquel il institua l’Eucharistie.
Cénobite : Moine vivant en communauté. Il se différencie des moines anachorètes ou ermites qui eux, vivent à l’écart dans la solitude.
Chaire : Tribune élevée d’où parle le prédicateur. Elle est souvent surmontée d’un abat-voix qui rabat le son vers l’auditoire. La chaire a remplacé l’ambon qui était dans le choeur. Actuellement on est revenu à l’ambon.
Chancelier diocésain : Chrétien chargé de l’établissement et de la conservation des archives et de tous les actes du diocèse, entre autres les actes de catholicité (baptême, confirmation, mariage).
Chandeleur : Nom populaire de la fête religieuse chrétienne célébrée le 2 février qui commémore la Présentation de Jésus au Temple de Jérusalem et la purification de la Vierge Marie. La tradition juive voulait que le premier garçon né dans une famille soit présenté au Temple de Jérusalem, quarante jours après sa naissance et consacré à Dieu.(Luc 2; 22-23). Le vieillard Siméon prend l’Enfant dans ses bras et l’annonce comme «Lumière pour éclairer les nations» (Luc 2,29-32). D’où la traditionnelle utilisation de la lumière des cierges pour cette fête. En Orient la Présentation de Jésus au Temple est considérée comme une fête de Notre Seigneur. Les Orthodoxes nomment cette fête la « Sainte Rencontre ».
Chanoine : Titre donné initialement à des religieux. Les chanoines réguliers vivent généralement selon la règle de Saint Augustin. Les chanoines séculiers sont des clercs diocésains, membres d’un chapitre cathédral ou collégial, ou de certaines basiliques dont la fonction essentielle est de réciter l’office divin. Chanoine honoraire est un titre honorifique donné à certains ecclésiastiques
Chape : Vêtement liturgique ample et sans manche porté par le prêtre lors de certaines célébrations solennelles (vêpres, bénédiction du Saint Sacrement, absoute), en dehors de la messe.
Chapelain : Sont appelés chapelains tous les prêtres chargés de façon stable d’assurer le service religieux dans une église non paroissiale (communauté religieuse) et ceux chargés d’un sanctuaire (Lourdes).
Chapelet : Le mot chapelet désigne à la fois une prière, bien connue des chrétiens d’Occident, et l’objet de piété utilisé pour guider cette prière. De ses origines, le chapelet a gardé son caractère de prière vocale et répétitive, mais c’est aussi une prière méditative. À chaque dizaine est associé un « mystère », c’est à dire l’évocation d’un moment de la vie du Christ ou de la Vierge Marie. « Le rosaire se situe dans la meilleure et dans la plus pure tradition de la contemplation chrétienne » (Jean-Paul II).
Chapelle : Lieu dédié au culte. Une chapelle intérieure est une partie d’une église comportant un autel. Le plus souvent les chapelles sont situées sur les bas-côtés, on parle alors de chapelles latérales. Une chapelle peut être annexée à une église ou à un sanctuaire sans avoir nécessairement le titre de paroisse. Ou encore un lieu dans un établissement pour répondre aux besoins d’une communauté particulière (religieuse ou non). Quelle que soit la chapelle, elle doit toujours comporter un autel et l’exercice du culte est subordonné à l’autorité.
Chapelles rayonnantes : Petites chapelles qui entourent le choeur.
Chapiteaux : Tête d’une colonne couronnant le fût. Elle est habituellement sculptée.
Chapitre de chanoines : Collège de clercs appelés chanoines, attachés à une cathédrale ou à une collégiale. Cette institution remonte au début du IX° siècle. Depuis Vatican II le rôle du chapitre se limite pour l’essentiel au domaine liturgique. D’autres fonctions peuvent lui être assignées par l’évêque.
Charismatique : Le terme "charismatique" a été choisi particulièrement par un certain nombre de groupes chrétiens. Ces mouvements et communautés charismatiques catholiques, dont l’émergence date des années 1970, sont fondés sur l’oeuvre et les dons de l’Esprit Saint, ils insistent sur la prière, le partage des biens et l’évangélisation.
Charisme : de la racine grecque charisma : grâce. Un charisme est un don particulier de l’Esprit Saint donné pour le bien commun (1 Cor 12,7). Les charismes concernent aussi bien l’Eglise dans son ensemble, que chaque fidèle en particulier. Toute l’Eglise est donc charismatique par nature.
Charisme et spiritualité : (du grec charisma, don gratuit, de charis, grâce). Don accordé par Dieu à un individu ou a un groupe de croyants pour l’édification de la communauté et non pour leur propre sanctification. Dans la vie religieuse, le charisme indissociable d’une spiritualité est à la fois un don, une intuition apostolique et une manière particulière de vivre ensemble. Chaque famille religieuse a un charisme reçu de son fondateur, qui lui est propre; c’est son identité.
Charité : Dans le christianisme, vertu théologale qui consiste dans l’amour de Dieu et du prochain.
Chasteté : Chasteté. C’est une manière de vivre sa sexualité, dans le mariage comme dans le célibat. Elle consiste à accepter sa propre sexualité pour en faire un chemin de rencontre de l’autre accueilli dans sa richesse et sa différence et reçu comme un don, sans le posséder ni l’asservir. Tous les baptisés sont appelés à cette qualité d’amour chaste quelle que soit leur condition de vie.
Chasuble : Sorte de manteau ample, sans manches. Portée par le prêtre pour la célébration de la messe, sa couleur dépend du temps liturgique ou des circonstances de la célébration.
Chasublier : Meuble de sacristie à larges et profonds tiroirs servant à ranger les chasubles.